Lorsqu’on tombe en arrêt de travail, c’est un peu de notre monde qui s’écroule. En fait, c’est 90% de notre monde qui demande d’arrêter, de stopper, de mettre les pieds sur le break pour prendre le temps de respirer.
Lorsque j’ai rencontré ma médecin pour lui dire que j’étais au boute de ma vie, c’est parce qu’il c’était passé plusieurs événements dans les deux dernières années. Mais principalement un, un qui m’a complètement chavirée. J’ai eu une absence. Tu as bien lu, une absence. Ma tête à arrêté de fonctionner et mon pilote automatique est embarqué. J’ai eu tellement peur, j’étais en voiture. Imagine quand le hamster a repris vie à quel point j’étais paniquée. Je ne savais plus pourquoi j’étais en voiture, ni où j’allais, ni pourquoi j’étais assise là. Une solide frousse qui m’a amenée à aller consulter.
Demander de l’aide ce n’est pas facile quand tu es une workaholic, que tu travailles dans deux jobs, que tu as des enfants, une maison, deux chats, des loisirs, des amies, de la famille et tout ce qui vient avec la vie de maman solo. Ma tête était devenue un énorme casse-tête, je dirais un bon 2000 morceaux. L’affaire c’est que chaque pièce, même si elle avait sa place à elle, je ne savais plus où la placer.
Je n’ai pas fait de dépression, j’ai fais un épuisement, ou comme dirait le terme médical : Un trouble de l’adaptation, parce que ça l’air que de vivre des événements traumatiques, intenses, difficiles pendant 2 ans c’est moi, l’humain, qui n’a pas su « s’adapter ». Un peu ironique ?
On vit à 100 à l’heure TOUT LE TEMPS et il faudrait qu’on s’adapte TOUT LE TEMPS.
Cet arrêt là m’a permis d’accepter que je n’étais pas superwoman, que j’avais droit de prendre le temps de prendre le temps et surtout que ce qui comptait le plus au bout du compte, c’était moi. Prendre soin de moi. Juste ça. J’ai pas fait de yoga, ni de méditation, ni même de sport. J’ai juste accepter de prendre le temps de faire les choses n’ont pas à 50% mais à 100%. Ce n’est pas acquis et c’est un travail qui restera constant, mais au moins, je crois, que mon équilibre est un peu plus aligné avec ce que je suis, ce que je sais et ce que je veux devenir.
Ça été un long chemin de plusieurs mois, je compte retourner au boulot d’ici la fin du mois, avec mes limites, mes besoins et mon ptit sac à outils.
Fack si tu as besoin d’une pause, attends pas de toucher le fond, c’est bin plus long remonter!
C’est le chaos, mais je rayonnne!
Xx.
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