Bon bin c’est la fin.
La fin d’une courte histoire peu probante, mais assez intense pour laisser des traces.
Dès le départ, je le savais.
Je savais que je m’aventurais dans un terrain mou, instable, une vase brunâtre où l’on s’enfonce lentement en espérant quand même toucher le fond solide. J’ai plongé pareil. Pas par naïveté. Par choix.
Les premiers pas venaient de lui.
Les mots, l’intérêt, l’élan.
Puis l’attente. Longue. Un an et demi avant de se voir. Déjà là, quelque chose clochait. Mais j’ai donné le bénéfice du doute. Encore.
Au début, il me voulait.
Et quand j’ai osé montrer que moi aussi, l’équilibre s’est rompu. Je suis devenue trop proche. Trop réelle. Trop possible.
Ce soir, il a mis un terme.
Pas parce qu’il y avait trop de moi.
Mais parce qu’il n’était pas prêt à développer des sentiments. Et je le crois. Je le respecte.
Ce que je respecte moins, c’est d’avoir ramé à contre-courant pendant des mois en espérant que l’effort remplacerait la réciprocité.
J’ai essayé de lui montrer qui j’étais, sans l’être complètement.
Par peur qu’il fuie.
Par peur de perdre quelque chose qui n’était déjà pas vraiment là.
Et ça, c’est là que j’ai manqué à quelqu’un :
à moi.
Je suis excellente pour respecter les autres.
Leurs rythmes. Leurs limites. Leurs silences.
Mais quand vient le temps de respecter les miens, je doute, je minimise, je m’adapte.
Pourquoi est-ce si difficile de se choisir quand on aime ?
Pourquoi est-ce que ça semble toujours devoir être compliqué ?
Aujourd’hui, je décide de ne plus me juger pour ça.
J’ai fait ce que je pouvais avec ce que je savais à ce moment-là.
Mais surtout, je décide de faire différemment.
J’espère tomber sur un homme gentil.
Un homme bon.
Un homme prêt à s’investir.
Non, ce n’est pas trop demandé.
C’est juste enfin clair.
J’ai hâte d’aimer librement.
Et d’être aimée sans retenue, sans calcul, sans attente déguisée.
Un amour sain.
Sécurisant.
Mature.
Et oui…
un homme plus grand que moi.
Vous savez, la liste. 😉
Cette fois, je ne veux plus me perdre pour être choisie.
Je veux être moi. Entièrement.
Ou rien du tout.
Et pour la première fois depuis longtemps,
ça me fait plus de paix que de peur.
C’est le chaos, mais je rayonne !
Xx.
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